Les études sur la circulation sanguine intéressent les agences spatiales française (CNES) et européenne (ESA) à plusieurs titres :

- sur le plan physiologique, le vol spatial de longue durée entraîne des modifications de la distribution des fluides dans le corps et du flux sanguin qui sur le long terme ont des conséquences potentiellement graves (anémie et hémolyse, dysfonction endothéliale liée à une diminution des contraintes de cisaillement, modifications rhéologiques, hypertension intracrânienne entraînant des problèmes oculaires...)

- dans le sang et les suspensions de globules rouges, comme dans beaucoup d'autres systèmes multiphasiques (suspensions, émulsions, mousses...), la gravité entraîne une sédimentation des constituants (quelques µm/s pour les globules rouges) qui peut être significative sur les échelles de temps d'une expérience et perturber ou écranter les phénomènes que l'on cherche à mesurer. On peut alors avoir recours à différentes plateformes d'expérimentation pour accéder à des conditions de micropesanteur : vols paraboliques, fusées sondes.

Avec le CNES et l'ESA, j'ai réalisé 15 campagnes de vols paraboliques (2004-2017) et supervisé 2 expériences en fusées-sonde MASER sur différents aspects de la dynamique de vésicules et de globules rouges. Dans ce cadre, une instrumentation performante - également utile au laboratoire - a été développée en collaboration avec le Microgravity Research Center de l'Université Libre de Bruxelles et la Swedish Space Corporation.